BRÈVES

N°276 Octobre 2026



Pourquoi lire L'autre soleil, d'Olivier Clément, chez Stock, retrouvé à la cave parmi les bouquins de mes parents ? L'auteur, l'un des grands penseurs orthodoxes de notre temps, nous donne là son autobiographie spirituelle. J'ai cessé de croire depuis longtemps et ne suis pas près de rechuter, mais ce Clément m'a toujours intrigué : comment un intellectuel de haut vol, historien et enseignant, a-t-il pu être ainsi allumé par une foi si naïvement profonde, sans aucun atavisme familial ? Et comment a-t-il pu être séduit, lui dont on loue souvent l'esprit ouvert, par ce que le christianisme nous propose de plus raide et poussiéreux : l'orthodoxie ? Une orthodoxie de gauche : quel oxymore ! quelle acrobatie !

Les pages du début sont un régal. Notre homme décrit sa jeunesse avec un émerveillement contagieux. Son enfance en pays cévenol est presque un Éden bis, peuplé de trois communautés, qui


vivaient sur un fond de chrétienté, sur une ancienne et savoureuse cuisson des choses de la terre au feu de l'Évangile.


Riches toutes trois en personnalités respectables, elles se respectaient globalement malgré leurs différences. Le jeune homme que décrit l'auteur, hypersensible à la beauté du monde, assoiffé de savoir et de justice, a tout pour séduire. Et le quinquagénaire qui s'en souvient a une fort belle plume. Voici un après-midi de mistral :


Alors l'azur n'est plus simplement céleste, il est partout, il dévore tout, jusqu'au roc, jusqu'à l'os, jusqu'à l'être. (...) Tout flambe, et les flammes sont froides, pures, baptismales comme de l'eau.


Puis le jeune Olivier monté à Paris passe par une recherche spirituelle tortueuse et douloureuse au point de frôler le suicide, un formidable jeu de cache-cache avec Dieu, avant de finir par le trouver, j'allais dire hélas : la fin de l'ouvrage, tournant le dos aux belles flambées païennes du début, s'élève à (ou sombre dans ?) une apologétique de plus en plus abstruse et péremptoire, baignant dans une chaude béatitude qui me laisse froid. Rien ne fait bouger mon incroyance d'un poil, et comment ne pas ricaner devant certains passages :


Dieu existe, il suffit d'écouter les pierres. (...) Je tiens une pierre dans la main et elle crie silencieusement la souffrance et la joie de Dieu qui parle et se tait à la fois pour la faire exister.


Le savant prosélyte, s'appuyant sur une connaissance encyclopédique de la théologie orthodoxe, quitte peu à peu son profane lecteur pour des hautes sphères que le non-initié trouvera sacrément verbeuses.


Dans la «méta-mathématique» trinitaire, le mystérieux Troisième, l'Esprit, n'assure pas seulement l'unité de l'Un et de l'Autre, du Père et du Fils. Il signifie le dépassement infini de l'opposition, non par simple retour à l'origine, mais par affirmation d'une diversité absolue dans l'unité absolue.


Mon Dieu... Je pense décidément que dans cette sombre histoire de Dieu unique en trois personnes, le grand miracle c'est d'avoir amené des milliards d'humains, pendant vingt siècles, à gober pareille calembredaine. Je n'y ai pas échappé jadis. Je me repens. Et je me demande : si le révérend Clément vivait encore, que dirait-il de Poutine, du métropolite Kiril qui bénit les massacres dudit et de toutes les hyènes orthodoxes qui souillent notre planète ?


Ils ont les mêmes petits yeux...
Krapulski & Mafiovitch

*


Le Dieu du général de Gaulle, on le sait, fut la France. Et après ces actes de l'apôtre que constituent les deux films d'Antonin Baudry, comment ne pas poursuivre le pèlerinage avec l'évangile selon Charles, à savoir ses Mémoires de guerre, publiés chez Plon ? (Encore un livre de mes parents que je ne pensais pas lire un jour.)

Trois parties : L'appel, L'unité, Le salut. Presque mille pages. Et malgré certaines précisions polémologiques fastidieuses, on ne s'ennuie pas. On connaît le personnage, rugueux, ombrageux, têtu comme un roc ; on voit bien en le lisant quel emmerdeur il fut, m ais c'était pour la bonne cause et les détails de son parcours le rendent encore plus fascinant.

Et surtout, c'est un truisme de le dire, ses adversaires politiques eux-mêmes le reconnaissent, la stature de l'écrivain est égale à celle de l'homme, morale et physique. Il déroule son épopée avec une ampleur majestueuse qui donne à la réalité des allures de légende. On se laisse bercer, quoi qu'il raconte ; classique évidemment, drapé, solennel, un peu rigide comme s'il écrivait sanglé dans l'uniforme, mais d'une raideur plutôt seyante ma foi, et rarement pompeuse. Les écrivains, d'habitude, sont musiciens ; le général façonne une statue, mais avec un sens de l'image et de la formule qui lui donne vie.

Voici le futur grand homme débarquant à Londres en juin 40, encore minuscule :


Je m'apparaissais à moi-même, seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage.


Un peu plus tard :


Tous les huit jours environ, je parlais moi-même, avec l'émouvante impression d'accomplir, pour des millions d'éditeurs qui m'écoutaient dans l'angoisse à travers d'affreux brouillages, une espèce de sacerdoce.


Beau portrait de Churchill :


Il n'était pas jusqu'à l'humour dont il assaisonnait ses gestes et ses propos et à la manière dont il utilisait tantôt la bonne grâce et tantôt la colère qui ne fissent sentir à quel point il maîtrisait le jeu terrible où il était engagé.


Admirable aussi, l'assassinat en douceur de Pétain :


Je suis sûr qu'aussi longtemps qu'il fut lui-même, il eût repris la route de la guerre dès qu'il put voir qu'il s'était trompé. (...) Mais, hélas ! les années, par-dessous l'enveloppe, avaient rongé son caractère. L'âge le livrait aux manœuvres de gens habiles à se couvrir de sa majestueuse lassitude. La vieillesse est un naufrage.


On n'aura jamais fini avec cet homme-là. Le lire, en tous cas, m'a fait un peu oublier certaines zones d'ombre : Ben Barka, Charonne, les Algériens dans la Seine, le SAC... Existe-t-il des uniformes sans taches ?


L'un des rares hommes à qui le képi ne donne pas l'air d'un con.
Le général en 1945.

*


Après ce passé glorieux, voici le présent le plus effervescent. Dans le premier roman d'un jeune auteur de trente-cinq ans : SecondeMain, de Grégoire Sourice (Corti), notre monde contemporain nous explose à la figure, internétisé, labyrinthisé, changé en immense jeu vidéo incompréhensible où les écrans se multiplient et les humains s'effacent. Ça se passe dans un lotissement, espèce de non-lieu, et sur les trois personnages principaux, deux sont affaiblis, malades, tandis que le troisième, rebelle ricanant, saboteur insaisissable, hante la Toile dans ses recoins obscurs en privilégiant SecondeMain, avatar de la plateforme Leboncoin. À supposer que je veuille résumer l'histoire, j'en serais incapable, en ai-je seulement capté la moitié ?


À 22h37 : «PP13, à l'état de fœtus, doit se trouver près de la matrice d'Internet, là où le réseau n'est qu'entrelacs de matières, terres rares et cuivre, tout en gaines et en impulsions électriques. Dans les linéaments de la superstructure, il exerce son physique. PP13 baigne au milieu de pixels dégradés, grouillants, illisibles. Il se traine parmi des emojis qui ont fusionné. J'aimerais l'aider à sortir de ce marécage de données duquel ne jaillit qu'une vie amoindrie, perpétuant des mots éclatés et des débris d'images, des photos de profil en décomposition, des visages barbouillés par des marchandises, d'innombrables chats auxquels ont poussé des seins et des sexes énormes, une couveuse d'avatars, une foule de créatures inachevées qui cherchant à s'émanciper du code qui les a vues naître.»


Forme éclatée, narration allusive, description hallucinée, comique angoissé, SecondeMain ne ressemble à rien que le lecteur lambda connaisse, ou peut-être vaguement à Perec, à Lynch, car l'auteur a sûrement beaucoup lu et beaucoup vu, son roman est novateur, explorateur, savantissime, brillantissime, absolument moderne, j'ai lu sur lui dans Le Monde (Tiphaine Samoyault) et En attendant Nadeau (Baptiste Faucher) des gloses d'une intelligence étourdissante, mais moi vieux bonhomme, largué, égaré, je suis arrivé au bout de l'histoire vivant, mais totalement à court d'oxygène.


Né en 1990.
Grégoire Sourice

*


Soufflons un peu avec un bon vieux classique : Dominique, d'Eugène Fromentin. Je l'ai lu il y a trente ans, et le relis sans me souvenir de rien ! C'est terrible ! Comment ai-je pu oublier pareil livre ?

Nous voilà au milieu du XIXe siècle, mais les grands événements de l'époque sont à peine mentionnés. Le héros, Dominique, paisible propriétaire terrien dans la force de l'âge, raconte soudain à un visiteur, au long d'un immense flash-back, la passion qui a dévasté sa jeunesse. Sa bien-aimée, qui répondait à son amour (on l'apprendra peu à peu), a dû en épouser un autre, et le chagrin va la tuer à petit feu, tandis que le narrateur souffre mille morts lui aussi. Cette histoire, nous dit-on, est largement autobiographique, et l'on se sent tout petit d'avoir été amoureux plusieurs fois sans jamais se mettre (et pourtant ...) dans des états pareils.

Le roman multiplie les débordements d'émotion, l'un des plus intenses étant cette représentation d'opéra où Dominique et Madeleine écoutent un air sublime :


On eût dit qu'il s'adressait à Madeleine, tant sa voix nous parvenait directement, pénétrante, émue, discrète, comme si ce chanteur sans entrailles eût été le confident de mes propres douleurs. (...)

Madeleine écoutait, haletante. J'étais assis derrière elle, aussi près que le permettait le dossier de son fauteuil, où je m'appuyais. Elle s'y renversait aussi de temps en temps, au point que ses cheveux me balayaient les lèvres. Elle ne pouvait pas faire un geste de mon côté que je ne sentisse aussitôt son souffle inégal, et je le respirais comme une ardeur de plus. Elle avait les deux bras croisés sur sa poitrine, peut-être pour en comprimer les battements. Tout son corps, penché en arrière, obéissait à des palpitations irrésistibles, et chaque respiration de sa poitrine, en se communiquant du siège à mon bras, m'imprimait à moi-même un mouvement convulsif tout pareil à celui de ma propre vie. C'était à croire que le même souffle nous animait à la fois d'une existence indivisible, et que le sang de Madeleine et non plus le mien circulait dans mon cœur entièrement dépossédé par l'amour.


Ce long passage pour faire sentir l'ampleur de cette prose riche et raffinée qui se déroule comme un tapis moelleux.

Fromentin n'était pas écrivain. Il a consacré à sa vie à la peinture de toiles agréables, mais bien tièdes à côté de ce roman incandescent — le seul qu'il ait écrit.

Dans l'édition Garnier-Flammarion, le texte est encadré par un pré-dossier, une longue introduction, des notes, des variantes et des commentaires. Pierre Barbéris nous offre là un travail irréprochable, d'autant plus nécessaire s'agissant d'une œuvre pleine de non-dits. Ce serait sans doute indécent de se plaindre, mais avec ce déluge de notes, on a parfois l'impression de visiter un musée avec un guide bavard un peu soûlant...


1820-1876
Eugène Fromentin

*


Jean-Louis Curtis, contrairement à Fromentin, fut remarquablement prolixe. Dans la seconde moitié du siècle passé, ses fictions et ses essais lui valurent des succès commerciaux et des prix prestigieux, mais c'est dans le cadre de notre hommage aux pasticheurs qu'on l'invite ici.

Deux recueils de pastiches, un même parti-pris : rebondir sur l'actualité. Dans La Chine m'inquiète, divers auteurs (Proust, Céline, Valéry, Giraudoux, Chardonne, Breton, Bernanos, Beauvoir, de Gaulle) réagissent aux événements de 68, tandis que La France m'épuise commente la victoire socialiste à la présidentielle de 1981. Ce choix du présent immédiat, efficace à court terme, l'est sans doute moins dans la durée, quand le souvenir des événements s'estompe, mais Curtis, polémiste aiguisé, s'en donne à cœur joie. On ne le sent pas très à gauche... Ce goût de la satire politique lui fait totalement rater son Flaubert, mais son Balzac est prodigieux et son Mauriac parfait, plus vrai que nature :


La Toussaint me ramène aussi à mes origines, à mes sources dont je n'ai jamais su et n'ai jamais voulu me couper ; et celui que je retrouve dans ce champ, non d'asphodèles mais de chrysanthèmes, parmi mes morts bien-aimés, c'est l'enfant que je fus, et qui me fait signe, petit Hermès psychopompe qui m'appelle non vers le royaume des ombres, mais vers la lumière inimaginable où nous entrerons, selon la promesse qui nous a été faite, si nous avons su redevenir «pareils à des enfants».


Avec les autres pastiches (Saint-Simon, Chateaubriand, Stendhal, Zola, Proust, de Gaulle), on se croirait à l'opéra, avec des grands airs virtuoses et les récitatifs de passages moins denses. N'empêche, c'est du très beau boulot, qui mériterait de survivre.


Il fut même académicien !
Jean-Louis Curtis (1917-1995)

*


Chaque mois, ici même, une page de poésie. Deux fois par an, de nouveaux poètes grecs au Miel des anges. Notre cuvée d'automne, cette année, c'est Paysages inexistants, où les poèmes de Sònia Zaharàtou trouvent un écho idéal dans les gravures colorées de son fils Christòphoros Katsadiòtis, j'en reparlerai.

Et puis Poètes décadents (1919-39).

J'ai pour eux une tendresse particulière. Ròmos Fil?ras, Napolèon Lapathiòtis, Còstas Ourànis, Yànnis Skarìmbas, Tèllos Àgras et Marìa Polydoùri, la plus connue des six, ne sont pas des génies, ils n'ont rien révolutionné. Le plus connu de la famille, Còstas Karyotàkis — un très grand celui-là — manque à l'appel, tous ses poèmes étant déjà publiés par nous.

On ne les a jamais pris au sérieux. On les a estampillés néo-romantiques, post- ou néo-symbolistes, on s'est moqué dès leur vivant de leur spleen baudelairien, on a fustigé leur repli sur soi, leur indifférence aux réalités politiques, et l'hégémonie du vers libre a ringardisé un peu plus encore ces versificateurs à l'ancienne.

Ils sont ce qu'on peut appeler des petits-maîtres ; ils travaillent moins dans l'éclat que dans la demi-teinte, moins dans le coup de poing que dans la caresse (encore que, parfois...), mais leurs poèmes au charme délicat, apparemment sages, réservent des surprises. Je les aime jusque dans leurs désuétudes et me suis régalé à les traduire — en vers, naturellement.

Voici Marìa Polydoùri, morte à vingt-huit ans :


Mon dernier chant


Le chant issu de mon couchant

à mon heure dernière

vers vous s'élèvera.

Le chant issu de mon couchant

frais et pur jaillira

de mes lèvres de pierre.


La belle couleur de la fièvre,

sur ma joue est restée,

mes amis, rose trompeur.

Une autre fleur encor, le rêve

déchaîne son odeur.

(La fleur, on l'a coupée.)


J'offre encor, pleine de passion

et d'ivresse amoureuse,

mes lèvres au baiser.

Mais vous ignorez la Vision,

moi seule ai deviné

qu'elle est ma dévoreuse.


Percez d'épines bienfaitrices

mon cœur si jeune encor,

afin de l'éveiller.

Si du sang, de l'eau en jaillissent,

n'allez pas me pleurer,

car mon cœur n'est pas mort !


Mais plus tard le chant annonçant

la fin de ma présence

un soir soudain viendra,

porteur du message navrant,

et son aile étendra

noire dans le silence.



1902-1930
Marìa Polydoùri

*


À la même époque, en 1935, Simenon situe l'un de ses romans durs au Panama, où un ingénieur et sa femme se retrouvent ensuqués, confrontés à la dèche et à des compatriotes peu reluisants. Leur couple n'y résiste pas et l'homme retrouvera l'amour avec une indigène dans le quartier noir où il a échoué.

Simenon peint sans ménagement ce microcosme colonial, et son Quartier nègre sera adapté près de cent ans plus tard, sous le titre Barrio Negro, par José-Louis Bocquet au scénario et Javi Rey au dessin, chez Dargaud. Cette histoire dure et forte est fort bien servie par le dessin, mais on est surtout envoûté par les couleurs, avec un festival de mauves et de bleus profonds.

Depuis combien de temps n'ai-je pas lu Simenon ? Cette BD m'ouvrant l'appétit, je compte m'offrir l'un de ses romans, un par mois, pendant près d'un an.


...et beau noire et blanc
Belles couleurs...

*


Au cinéma, vu par erreur (!) La dernière patiente, de Rémi Bassaler. On aurait pu tomber plus mal, mais ce film estimable, qui nous fait visiter la France au ras du réel en compagnie d'une médecin à la retraite et d'une jeune fille enceinte paumée, est tout de même desservi par les faiblesses du scénario.

Bonheur sans mélange, par contre, avec Trois adieux d'Isabel Coixet, où une femme apprend à vivre — en attendant de mourir — sans l'homme qui l'a plaquée mais avec un cancer. Un film chaleureux fait de petites scènes fines et justes, plein d'idées de mise en scène, avec en toile de fond une Rome inconnue très attachante.

Et puis L'inconnue d'Arthur Harari, dont on parle tant, qui remue si profondément, histoire d'un homme et d'une femme qui échangent leurs corps malgré eux et que cela plonge dans l'horreur, une histoire qui volontairement nous échappe comme tant de réalités profondes que le fantastique seul permet d'approcher. Léa Seydoux et Niels Schneider, hallucinés, sont hallucinants.


Inconnus l'un pour l'autre.
Elle, c'est lui et lui, c'est elle.

*


Pendant ce temps, l'actualité ne se calme guère, je ne sais toujours pas où donner de la tristesse, de la honte et de la rage, alors tâchons plutôt de nous détendre un brin avec (mais oui !) Jean-Luc Mélenchon.

Enfin, à son propos.

Consultant les sondages, le trublion vérifie une fois de plus, argh, qu'encenser Poutine lui fera perdre des voix. Il se force donc à déclarer, grrrmbl, que Poutine n'est pas très gentil, qu'il n'aurait pas dû attaquer l'Ukraine, mais, rrraâh, c'est plus fort que lui, la haine déborde, il ajoute aussitôt que si Poutine s'énerve, c'est normal, c'est la faute aux Ukrainiens ! Ils balancent des drones en Russie et après ils s'étonnent !

On pourrait, il est vrai, s'indigner une fois de plus, mais je choisis de voir ce que cette nouvelle ignominie a de subtilement comique : cette hypocrisie foireuse, le gros malin qui se couvre d'un masque tout en montrant son cul.

Rire (jaune), mais pensée compatissante pour tous ces gens respectables, à LFI — ils sont nombreux —, contraints de subir et d'applaudir un lider aussi funeste.


Tolérant, chaleureux, ouvert.
Un vrai chef.

*


Au menu de novembre : Renard ! Simenon ! Boileau-Narcejac ! Rodoreda ! Métayer ! Inspektor ! Morel Darleux ! Bablet ! Ça ira comme ça ?



Avec le bonjour de Fred.
Philémon et son âne








SITATIONS

Savez-vous de qui sont ces phrases ?

(réponse sur le numéro de la citation...)


1


Traduire, c'est une façon d'apprendre sa propre langue, et non pas celle qu'on traduit.


2


La puissance des mots est si grande qu'il suffit de termes bien choisis pour faire accepter les choses les plus odieuses.








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