BRÈVES

N°274 Août 2026



La lecture est une aventure. On vadrouille, on explore. Certains livres, évidemment, sont des plaines familières, des collines douces, des jardins douillets, mais non loin de là des forêts profondes nous attendent, et des pics vertigineux. (Des déserts aussi.)

J'avoue que la poésie française d'aujourd'hui est pour moi, bien souvent, une montagne aride — même si le traducteur que j'héberge en moi reprend sans rechigner son piolet et ses pitons pour escalader des sommets grecs parfois bien abrupts. Heureusement j'abrite aussi un ange gardien exigeant qui m'incite à ne pas vieillir dans la mollesse. Allons, Michel, secoue-toi ! Reprends une dose de poésie contemporaine !

À tes ordres, Volkovitch. Une belle occasion se présente : les travaux du collectif Congre. Ces jeunes poètes n'ont pas trente ans, je les ai connus au Marché de la poésie où certains d'entre eux tenaient le stand de la librairie Tschann — cette Notre Dame de Paris de la poésie. Tandis que d'autres vont se pinter en boîte, ces jeunes gens-là se soûlent de poésie jusqu'au matin, deux fois par mois, entre les murs de la vénérable librairie. Ils m'ont offert le numéro 2 de la revue homonyme, Congre : une revue d'avant-garde, comme on ne dit plus (mais comment doit-on dire ?), 300 pages de poèmes, avec une bonne vingtaine de contributions. J'y repère deux grands anciens, Ghérasim Luca et le légendaire Christian Guez-Ricord, mais suis moins remué par eux que par les jeunes qui les entourent.

Je craignais un peu de tomber sur des textes abscons, cérébro-prétentieux, comme on en pond parfois dans sa jeunesse, mais passé un avant-propos trop ardu pour moi, le courant passe. Je ne dirai pas qu'il y a là une école homogène, chaque poète a sa thématique et sa voix, je ne dirai pas non plus que ces poèmes sont faciles, mais malgré leur hermétisme général ils m'accueillent avec une bienveillance mystérieuse. Certains ne me parlent guère, le sens est presque toujours obscur, la syntaxe tordue, la typographie elle-même bousculée, mais il y a là souvent de la matière, du corps, un élan, une ferveur effervescente, un feu sacré qui couve. Ce que racontent aussi ces poèmes, n'est-ce pas aussi l'aventure de l'écriture ?

Je ne sais trop lesquels choisir ici.

Voici Bastien Fery :


Le blanc d'un linge marquera la trêve

Après plus rien

Pour la paix des rainettes encore

Il faudra la roue

L'inventer

Apprendre le dépit

Concasser les blés

Ce monde brûle

L'étoile reste dans son nord

De rien

Vouer l'aveugle

Vouer la faim


Et Arthur Haidari :


méfie-toi. ou fais confiance à ce corps manqué qui te parle à travers les dents. moi je suis l'incendiaire en travers de la gorge. j'y prolifère et j'y crois. je m'y suis installé. je parle depuis l'inflexion de la voix. là où je crame. je suis ce brûlot qui flambe toute la nuit. ce qu'il faudrait c'est danser. mais la gorge s'arrête. elle prend la danse à rebours. elle l'inverse et la renfrogne sur elle-même. elle inverse la courbe du corps qui bouge. je suis là pourtant à essayer de m'empiffrer de lumière. mais la danse courbe la nuit à rebours de feu. elle est là où je crame.


Et enfin, «Lazare» de Nina Granger :


(...) Mais sais-tu

l'à-chaque-fois de la chose qui recule,

l'ombre du poisson au fond du bassin,

l'interdiction d'ouvrir la porte ?

Sous la pierre : aucune lettre.

Laisse-moi dresser la nomenclature de ces restes :

os, cendre, cénotaphe. (...)

Au bout, je ne demande plus l'accord

seulement cette liturgie minuscule :

retourner la terre,

plier le linge,

garder allumée, dans la bouche,

une braise apprivoisée.


Dessins de ?
Poètes ? Lecteurs ?

*


Une autre nouvelle connaissance en ce début d'été : Hélène Frédérick, née Québécoise en 1976, Parisienne depuis dix ans, auteure (autrice ? auteuse ? autoresse ?) de trois romans et d'un livre inclassable, Lézardes (2025, Verticales), consacré à son métier : correctrice de presse. Elle y coud ensemble des fragments divers, réflexions, souvenirs, portraits. On y découvre une corporation attachante et paradoxale. Le correcteur est un aristocrate-prolo, un intello «que les circonstances ont fait moitié homme de lettres, moitié ouvrier». Second paradoxe : il a pour tâche «de redresser la langue pour la remettre dans le droit chemin», d'imposer la discipline, alors que les meilleurs d'entre eux, au fond d'eux-mêmes, goûtent les libertés prises avec la norme, les écarts qui donnent aux phrases leur sel. Les fameuses lézardes, qui donnent vie aux parois trop lisses. La profession regorge de libertaires acharnés. Ce qui nous vaut de très beaux portraits, de femmes surtout.

L'auteure décrit son métier avec une lucidité et une vivacité attachantes, et si ce livre de bon aloi me déçoit un peu, c'est à cause d'un malentendu. Ce que j'attendais, c'était le témoignage d'un correcteur de textes littéraires : c'est là que le fossé se creuse entre la rectitude du français standard et les sinuosités de l'écrivain, entre la norme (à supposer qu'elle existe, universelle, intangible) et la libre souplesse d'une écriture originale. J'attendais des cas concrets, des exemples de l'inévitable conflit entre traducteur et correcteur. De l'excellent à l'exécrable, il y a de tout chez eux, comme chez nous. Si j'avais tout noté dès mes débuts, j'aurais de quoi faire un livre croustillant, mais ce qui m'intéresse avant tout, c'est le point de vue de l'autre bord. Il y a là un autre livre à faire, que j'espère toujours.


(Fleurets mouchetés)
Auteur et correcteur.

*


Et ça, qui donc l'a écrit ?


Il devait être tôt ; je ne pouvais me rendormir et je me disais que pas plus que lui, enfoncé dans ses rêves, je n'étais là. C'était comme si mon véritable moi eût été très loin, bien après des maisons de banlieue, des arbres, des champs, des enfances, immobile au bout d'une allée. Comme si cette jeune fille penchée sur ce dormeur n'eût été qu'un pâle reflet de ce moi tranquille, inexorable, dont déjà, d'ailleurs, je m'écartais pour vivre. Comme si à un moi-même éternel j'eusse préféré ma vie, laissant cette statue au bout d'une allée, dans la pénombre, avec sur ses épaules, comme des oiseaux, toutes ses vies possibles et refusées.


Françoise Sagan !

Lorsqu'elle écrit ces lignes dans Un certain sourire, son deuxième roman, elle a vingt ans. Cette histoire d'une jeune femme qui hésite entre deux hommes peut sembler un peu mince, mais la jeune surdouée la traite avec une maturité stupéfiante — avec ici ou là, il est vrai, mais à peine, le désir bien naturel d'épater les croulants. Elle a beaucoup lu, elle adore Proust et on le sent dans la finesse de l'analyse et aussi l'humour, visible ou sous-jacent :


J'étais bien, et il y avait toujours en moi, comme une bête chaude et vivante, ce goût d'ennui, de solitude et parfois d'exaltation. Je me disais que j'étais probablement hépatique.


Après l'avoir bêtement snobée jadis, j'avais été conquis par ses livres ultérieurs, surtout par ceux où elle se fait chroniqueuse d'elle-même (Toxique, Répliques, Derrière l'épaule) ou portraitiste des autres (Avec mon meilleur souvenir, ...et toute ma sympathie). Mais je ne pensais pas être ébloui à ce point par ce Sourire juvénile.

J'avais le projet de l'inviter au master de Paris 7 où je faisais travailler l'écriture à des apprentis traducteurs. Nous aurions plongé les mains ensemble dans ses mots. J'ai tellement rêvé à cette visite que je crois l'avoir vécue ; je la vois monter péniblement l'escalier, vieille et malade. Elle n'est jamais venue. Sa mort à soixante-neuf ans m'a pris de court. Consolation tardive et dérisoire, la déclaration de tendresse que voilà.


Photo Michou Simon.
Avec Un certain sourire, 1956.

*


Tchekhov, que je sache, n'a pas écrit sur lui-même ou ses œuvres, il s'est pleinement consacré à ses fictions — avec une exception de taille : les gros volumes (plus de 500 pages) où il relate sa visite à L'île de Sakhaline, au bout du bout de la Sibérie.

On se demande encore pourquoi il s'est imposé un voyage aussi long et pénible dans un lieu aussi affreux, plus une étude aussi minutieuse, quasi scientifique, de celui-ci. Sakhaline, c'est


la taïga impénétrable, les montagnes, l'humidité constante, les brouillards, les étendues désertes, les ours, la faim, les moustiques et, en hiver, les froids et des tempêtes épouvantables.


Sur le plan humain, ce n'est guère moins rude : l'île est peuplée de bagnards, de déportés, de colons fourvoyés et de fonctionnaires chargés d'encadrer ce joli monde. Misère matérielle, intellectuelle et morale. La déprime et la folie rôdent. Bref, l'enfer.

À lire pour se rappeler que malgré tout ce qui nous frappe ces temps-ci, et ce qui nous attend, notre Europe d'aujourd'hui est un purgatoire soft.

On peut lire L'île de Sakhaline en Folio, dans une traduction de Lily Denis qui m'a tout l'air excellente.


L'année de Sakhaline.
Anton Tchekhov, 1899.

*


On souhaite une lecture un peu plus gaie, vacances obligent ? Nous avons ça aussi en magasin. Connu avant tout comme poète, Heinrich Heine fut également un prosateur prolifique, un polémiste redoutable, et voici une œuvre peu connue de lui, les Mémoires de monsieur de Schnabeléwopski, aux éditions Presses inverses. Les aventures de ce personnage inventé, jeune hobereau polonais, dont l'auteur se moque gentiment tout en faisant de lui, par endroits, un quasi alter ego, sont le prétexte à des saillies d'une drôlerie subtile, d'une élégante légèreté, parsemées d'images délicieuses. Allez, on se fait plaisir :


Ma mère prépara elle-même ma valise ; avec chaque chemise, elle y rangea une sage leçon. Plus tard, toutes ces chemises se sont égarées entre les mains des lingères, et les sages leçons aussi.


Tenant entre ses dents la plus excellente réputation, cette dame ne faisait que sourire — mais ce sourire était comme un couperet, l'honneur était tranché net et tombait dans le sac.


Regardez donc ce visage jaune et défait, ces yeux de lendemain de cuite, qui lui sortent de la tête comme s'il allait les vomir !


Charme supplémentaire de cet équilibriste : son oscillation entre émotion et dérision, qui le rend éminemment moderne, comme dans cette phrase où il se moque, mais tendrement, du romantisme de sa jeunesse :


Dans mon âme aussi nocturne que la mer, ce trait de lumière éveilla tous les monstres dormant dans ses tréfonds, requins et espadons fusèrent passionnément vers la surface pour s'y ébattre, s'y mordiller la queue de volupté, tandis que le fracas de l'orgue redoublait de puissance, tel le grondement de la mer du Nord en proie à la tempête.


Ce régal de fin gourmet est traduit et présenté, de façon succulente, par Diane Meur, non moins connue pour ses passionnants romans.


Vers 1830, quand il écrivait le livre.
Henri Heine (1797-1856)

*


Et ça, de qui est-ce ?


Au village de Bergeloup, quand on joue aux billes sur le pavé, les billes tintent d'une façon extraordinaire. Elles chantent véritablement. (...)

Le village de Bergeloup est presque abandonné. Voilà pourquoi les bois se sont avancés jusqu'à toucher les murs. D'abord les noisetiers et les ronciers se sont avancés, puis les charmes, les acacias et les chênes. Voilà pourquoi tous les bruits sont plus purs et plus forts que partout ailleurs dans le monde.


Les volkonautes fidèles auront deviné tout de suite : André Dhôtel, bien sûr. Quant à savoir lequel de ses livres commence ainsi... Les lumières de la forêt est l'un des moins connus. Publié en 1964 sous la forme d'un manuel de lecture pour le CM1, il a été réédité l'an dernier seulement, grâce à Fata Morgana.

C'est pourtant l'une de ses histoires les plus dhôteliennes, tout en se distinguant légèrement des autres. Des enfants dans une grande forêt, une fille qui disparaît et réapparaît, un château caché, des oiseaux qui vous guident, des hasards prodigieux, une invraisemblance tranquille : le roman, ici, met un pied sur les terres du conte.


— J'ai l'idée, dit Antoine, d'agir comme dans les contes.

— Cela veut dire ?

— Nous irons à l'aventure, nous attendrons, nous ferons des rencontres, et nous parlerons poliment à des personnages fantastiques.


Dans ses romans pour adultes, Dhôtel entrouvre toujours la porte sur le merveilleux ; il l'ouvre ici davantage, avec la délectation qu'on imagine, et pour celle des lecteurs — pour ceux du moins qui comme moi n'ont pas encore quitté le CM1. Ce livre apparemment mineur est l'un des plus lumineux de son auteur, l'un des plus purement dhôteliens décidément.

Dans un coin de ma bibliothèque, deux ou trois romans de lui pas encore lus font tapisserie. J'attends quoi ?


Photo Philippe Letellier.
Dhôtel dans les années 60.

*


Le hasard (s'il existe) a rapproché dans mes lectures deux histoires d'enfant dans la forêt, très belles, très profondes et très différentes.

Dans Saperlache, BD de Sylvain Escallon, chez Sarbacane, la forêt est le domaine du rêve, là encore, mais cette fois on s'enfonce dans le cauchemar. Un pré-ado qui fuit la violence d'un père brutal trouve dans les bois un refuge ; il y devient le roi d'un peuple imaginaire qui va peu à peu le pousser dans la violence et la folie. Les personnages fantastiques ne manquent pas là non plus, l'épouvantail sapé comme un prince, notamment, est d'une splendeur inquiétante à souhait, mais cette fois le climat est nettement plus onirique, plus sombre, plus cruel. Le dessin, sans autre couleur qu'un sépia envoûtant, est à la hauteur du scénario.


Le garçon lui a mis le plus beau costume de son père.
Le fameux épouvantail.

*


Côté livres, un sourire pour finir, avec la suite de notre hommage aux grands pasticheurs. Les noms des deux invités de ce mois n'ont jamais connu la lumière, mais celui de leur œuvre, lui, brille d'un éclat ténu, mais tenace.

Nous sommes en 1885. Au firmament poétique national, deux étoiles majeures : Verlaine et Mallarmé, qu'à l'époque on fourre avec plusieurs autres (Moréas, Tailhade...) dans le même sac étiqueté Décadents (ou Symbolistes). Deux fins lettrés, Gabriel Vicaire et Henri Beauclair, publient alors un recueil de pastiches poétiques intitulé Déliquescences, qu'ils signent d'un très poétique pseudo : Adoré Floupette.

Il y a là, précédés plus tard d'une préface hautement burlesque, quinze poèmes seulement, mais quels poèmes... Ils satirisent la préciosité d'Étienne Arsenal (Mallarmé) et les langueurs exquises de Bleucoton (Verlaine) avec une férocité joyeuse et surtout un talent éclatant. Par la forme et la musicalité, ils sont proches des originaux. C'est du grand (canul-)art !

Florilège :


Pour être conspué


Devinés au coin des brocatelles,

J'ai perçu tes contours subtils, presque ;

Je songeais alors à quelque fresque,

Remembrée avec des blancheurs d'ailes !


C'est pourtant le Tourment d'un ascète.

Pourquoi pas ? Je le sais, moi, nul autre,

— L'oiseau bleu dans le Chrème se vautre. —

Qui comprend, je le tiens pour mazette !


(...)


Ô pleurs de la Nuit ! Étoiles moroses !

Votre aile mystique effleure nos fronts,

La vie agonise et nous expirons,

Dans la mort suave et pâle des Roses !


(...)


Mon cœur est un Corylopsis du Japon, rose

Et pailleté d'or fauve, — à l'instar des serpents.

Sa rancœur détergeant un relent de Chlorose,

Fait, dans l'Ether baveux, bramer les Œgypans.


Sans oublier le délicat


Les Taenias

Que tu nias

Traitreusement s'en sont allés.


On dit que l'étincelante parodie contribua à faire connaître et aimer ses victimes !

Les éditions Plein Chant ont réédité en 2012 les Déliquescences d'Adoré Floupette. Je découvre à cette occasion leur copieux catalogue, riche en raretés alléchantes.


En fac-simile.
Réédition par les éditions Plein Chant.

*


Si écriture et traduction ne me dévoraient pas corps et âme, je verrais davantage de films, même si pas autant que jadis. Et je me baladerais voluptueusement dans les œuvres du passé, comme je le fais dans mes lectures. Mais l'actualité, si riche, prend toute la place.

Ce mois-ci, pas de révélation bouleversante, mais quatre bons films, tous de l'année, qui valent à divers titres le détour.

La bataille De Gaulle (première partie) d'Antonin Baudry n'est certes pas sans défauts ni longueurs, mais on apprécie la leçon d'histoire, Simon Russell Beale impressionne en Churchill et Simon Abkarian, qui joue De Gaulle héroïquement, porte le film.

De la comédie française (2026) de Martin Durandeau et Bertrand Usclat, avec une pléiade de comédiens maison, est une pétillante comédie, et La chaleur de Stéphane Demoustier un mélange très réussi de film d'ados en vacances et de thriller.

Le meilleur moment du mois, cependant, ç'a été The last viking, film dano-suédois d'Anders Thomas Jensen, avec son scénario d'une originalité rare et ses personnages à la fois déjantés, parfois carrément déments, et pourtant profondément crédibles. La folie, là encore...


En photo, il ne lui ressemble pas. Dès qu'il bouge, oui.
Simon-Charles Abkarian-De Gaulle.

*


Certains déversent sur la presse de droite plus ou moins extrême des tombereaux d'insultes déplacées. Il serait plus juste d'admirer l'art consommé avec lequel, dans ces gazettes, on dissimule, on travestit, ou faute de mieux l'on minimise la vérité. L'incendie géant qui en ce moment détruit nos forêts est l'occasion de réels tours de force : les défenseurs de l'environnement bombardés incendiaires ! Ceux qui se battent contre le réchauffement climatique, cause de la catastrophe, qui ont toujours tout fait pour protéger la nature contre des hordes de menteurs malfaisants et d'imbéciles, se retrouvent sur le bûcher !

Si j'en crois Médiapart, les écolos viennent d'hériter d'un nouveau nom d'oiseau : les voici escrologistes. Joli ! Les gens de droite — certains d'entre eux — sont capables de beaux éclairs d'expression, à défaut de pensée. Voilà qui va renouveler le vieux stock d'insultes traditionnelles, khmers verts, ayatollahs verts, collapsologues, bobos, bouffeurs de graines, pastèques, Amish, etc. qui commencent à sentir le rance. Comme leurs cerveaux, ceux qui en ont un.

Une lecture édifiante : https://hal.science/hal-05574227v1. Merci, Michelle Lecolle !


...et des pas mûres.
Des vertes...

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Au programme de septembre, pour ouvrir dignement la vingt-troisième année de volkovitch.com : Queneau, Karr, Bota, Barnes, Gravollet, Toulet (Pauline), Arbatz, Rambaud.



Avec le bonjour de Fred.
Philémon et son âne








SITATIONS

Savez-vous de qui sont ces phrases ?

(réponse sur le numéro de la citation...)


1


Une vérité clairement comprise ne peut plus être écrite avec sincérité. Le poète qui a compris par l'intelligence ce qu'il veut écrire est comme un homme qui jouerait la surprise pour ce qu'il sait très bien.



2


Il y a plus faux que le faux, c'est le mélange du vrai et du faux.








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