BRÈVES

N°271 Mai 2026



Raymond Queneau quitta ce monde, quel malheur,

à soixante-treize ans, autant dire avant l'heure.

En cette année deux-mil-vingt six on commémort

les cinquante ans de son DC. Il vit encore !

Mais a-t-on besoin de prétexte pour se (re)plonger dans ses multiples écrits ? Parmi les mille et une raisons d'aimer Queneau, il y a (du moins pour moi) son art du mélange, du sucré-salé. Chez lui, burlesque et sérieux, rigolade et douleur, roman et poésie couchent ensemble voluptueusement. À quoi s'ajoute l'euphorie particulière que génère le vers compté, alexandrin ou autre, surtout lorsque manié par lui, de façon respectueuse et joueuse à la fois.

Retour au fameux Chêne et chien, son roman-poème, pondu à la fin des années 30. J'en garde un souvenir hilare alors que cette autobiographie en vers est une suite d'épisodes horribles ! Cela commence par les tourments de l'enfant :


Je vécus mon enfance écrasé de terreurs

et d'anxiétés étranges.


Survient la Grande guerre et ses misères, puis on enchaîne sur les souffrances du jeune adulte, ses obsessions morbides l'amenant à une analyse elle-même douloureuse, dont les péripéties vont occuper l'essentiel du récit. L'auteur fait défiler devant nous ses démons intérieurs de façon cruellement précise et en même temps obscure :


Dans le Soleil règne le Mal :

C'est là que cuisent les démons.

Le Soleil est une poubelle,

un dépotoir et un charnier,

c'est l'enfer !

on y jette à pelle-

que veux-tu l'âme des damnés.


Le cœur du lecteur se serre et en même temps se dilate, épanoui sans cesse par ce qu'on appelle justement des bonheurs d'expression, qui déferlent ici en foule.


Le temps coulait, fondu par le feu des fatigues.

Je paressais immensément,

épelant d'A à Z le Larousse prodigue

en faciles enchantements.


Ou ce rêve :


Ce crocodile c'est moi-même

qui suis docile comme un chien

car quelque étrange magicien

m'a réduit à cette ombre extrême,

quelque étrange maléfacteur,

un jeteur de sorts, un damneur,

un ensemenceur d'anathèmes.


Un récit de souffrances en vers, une étrangeté ? Non, une évidence ! Le vers classique, avec sa calme permanence, n'a-t-il pas des vertus thérapeutiques ?


L'un des marrants moments que RQ a vécus.
Raymond Queneaux

*


De Queneau (Raymond) au jeune Pouchet (Victor), le passage est naturel. J'ai aimé les deux premiers romans de Pouchet, Pourquoi les oiseaux meurent et Autoportrait en chevreuil, puis adoré le suivant, La grande aventure, où l'aventure consistait aussi à se lancer dans un roman-poème. (Pas en alexandrins tout de même : en vers libres.)

Dans son dernier roman, Voyage voyage (L'arbalète Gallimard), Pouchet prosifie de nouveau. Un couple frappé par un malheur intime décide de s'offrir une pause, un voyage, une échappée loin de son quotidien. Et de nouveau l'auteur nous emmène en vadrouille hors des sentiers balisés, dans une traversée de la France résolument antitouristique, vers des lieux imprévus, incongrus ou carrément moches.

Le léger défaut du livre, c'est une relative absence de progression dramatique, mais les étapes successives du voyage, prises séparément, sont d'une saveur toute pouchettienne, à base de cocasserie, de férocité gentille et d'émotion, le tout enveloppé de poésie. La halte à Saint-Tropez et le musée de cire à Lourdes, apothéose du kitsch, sont deux sommets, avec la vision des hauts-fourneaux éteints de Hayange :


Ils sortirent de la voiture et, au même instant, devant leurs yeux fascinés, apparurent soudain les tours immenses des hauts-fourneaux. Surmontées de cheminées corrodées, encerclées d'un réseau tortueux d'escaliers et de tuyaux reliés les uns aux autres, elles faisaient penser aux fossiles merveilleux, rouillés et majestueux, d'une espèce animale inédite.

(...)

Cette grande carcasse serait sans doute rasée bientôt, comme des dizaines d'autres avant ça, emportant avec elle les stigmates du passé sidérurgique de la région. Elle serait remplacée par un parking, un stade de foot, des barres d'immeubles ou un Lidl encore plus grand. Mais pour le moment le lieu gardait une forme de sacralité rouillée et ils avaient l'impression d'avancer dans un sanctuaire.


Il a le sens du merveilleux, Victor Pouchet. L'œil qui débusque la beauté cachée. Voilà un homme précieux.


Pour Pouchet, la grande aventure, c'est aussi la nature.
Victor Pouchet

*


Il arrive qu'un bouquin nous bluffe par son seul titre. Exemple ce mois-ci : les Carnets de l'écrivain inexistant, chez Champ Vallon. L'auteur : Daniel Fleury. Jamais entendu parler. On imagine un type qui gribouille dans un silence total, on est pris d'une curiosité un peu malsaine. Le dénuement a quelque chose de fascinant.

En fait, Fleury existe un peu : il a publié dans sa jeunesse un roman inaperçu, un autre dans son grand âge et un dernier, posthume. Ces carnets le sont aussi ; il s'y est mis après vingt-sept ans de dèche éditoriale, pour gratter ses plaies en espérant les guérir.

Il raconte là ses efforts pour écrire et publier, les minuscules péripéties du quotidien surtout, sa santé titubante, ses démêlés avec l'alcool. Il lit beaucoup, mais commente rarement ses lectures. Il adore Nabokov et Chevillard, mais pour lui Modiano «n'est pas une flèche» ! En politique, il a tout du gros con : il applaudit Camus (Renaud) et sa théorie du grand remplacement. Il se trouve très lucidement d'une «nullité désarmante», mais combine de façon impressionnante haine de soi et souci de soi.

Voilà donc un triste personnage, un livre désolant et je me demande pourquoi je suis allé au bout. A joué un rôle par moments, sans doute, un bizarre sentiment de proximité : j'écris sans lecteurs ou presque moi aussi, même si je le vis très sereinement, contrairement à lui, et il se trouve que ces derniers temps, dans ma vieillesse comme lui, je me mets à écrire des histoires aussi loufoques, dirait-on, que les siennes. Or La poursuite en péniche du lac migrateur et Zoltan Zékator et Joseph Staline mangent des artichauts, ses deux ultimes élucubrations (Champ Vallon), s'annoncent assez délirantes et ce qu'on en dit m'allèche. Et si j'allais y voir un de ces quatre, pour me faire pardonner ma méchanceté d'aujourd'hui ?


Jolie couverture, bravo Champ Vallon.
Sa photo ? Inexistante sur Internet !

*


Après ces trois auteurs ludiques à des titres divers, afin de rester dans le domaine du jeu, voici la suite... (roulement de tambours)

de notre hommage au pastiche !

Aujourd'hui, après Proust, un autre écrivain célèbre, mais dont on ignore communément l'activité pastichante : Patrick Modiano. Activité limitée il est vrai : deux pages à peine. Mais quelles pages !

Les premières de son premier roman, La place de l'Étoile. Placées au seuil de toute son œuvre.

D'abord, Léon Rabatête (Lucien Rebatet), sous l'Occupation, dans Ici la France (Je suis partout), insulte le narrateur :


...Jusqu'à quand devrons-nous assister aux frasques de Raphaël Schlemilovitch ? Jusqu'à quand ce juif promènera-t-il impunément ses névroses et ses épilepsies, du Touquet au cap d'Antibes, de La Baule à Aix-les-Bains ? Je pose une dernière fois la question : jusqu'à quand les métèques de son espèce insulteront-ils les fils de France ? Jusqu'à quand faudra-t-il se laver perpétuellement les mains, à cause de la poisse juive ?...


Il passe le relais au docteur Bardamu (Louis-Ferdinand Céline) :


...Schlemilovitch ?... Ah ! la moisissure de ghettos terriblement puante !... pâmoison chiotte !... Foutriquet prépuce !... arsouille libano-ganaque !... rantanplan... Vlan !... Contemplez donc ce gigolo yiddish... cet effréné empaffeur de petites Aryennes !... avorton infiniment négroïde !... cet Abyssin frénétique jeune nabab !... À l'aide !... Montjoie-Saint-Denis !...Tralalilonlaire !... qu'on l'étripe... le châtre !... Délivrez le docteur d'un pareil spectacle... qu'on le crucifie, nom de Dieu !... Rastaquouère des cocktails infâmes... youtre des palaces internationaux !... des partouzes made in Haïfa !... Cannes !... Davos !... Capri et tutti quanti !... grands bordels extrêmement hébraïques !... Délivrez-nous de ce circoncis muscadin !... ses Maserati rose salomon !... ses yachts façon Tibériade !... ses cravates Sinaï !... que les Aryennes ses esclaves lui arrachent le gland !... avec leurs belles quenottes de chez nous...


Il y en a comme ça encore dix lignes.

Quand on rouvre La place de l'Étoile (Gallimard), soixante ans plus tard, on est soufflé. Modiano, maître de la demi-teinte, fait là des débuts tonitruants ! d'une ébouriffante virtuosité ! Quelle fanfare ! Le Rebatet et le Céline du débutant surdoué de vingt ans sont d'une perfection ravageuse, et tout ce qui suit est porté par la même ivresse euphorique et fébrile à la fois, comme si le jeune inconnu criait à chaque ligne, J'existe ! je suis écrivain ! je suis juif !

Chez Modiano comme chez Proust, le pastiche, c'est comme les trois coups au théâtre, et c'est aussi une proclamation : Voyez, en imitant les grands aînés, je suis capable d'en faire autant qu'eux ! Je suis leur égal ! En même temps — c'est plus net chez Modiano, qui prend pour tête de Turc deux de ses ennemis mortels —, on s'aperçoit que pasticher, c'est toujours plus ou moins agressif : prendre la voix de l'ennemi, c'est prendre magiquement sa place — et pourquoi pas, symboliquement, le tuer.


Il faut imaginer Modiano heureux.
Modiano dans les années 60.

*


Comme ils peuvent être violents, les mots ! À preuve, dans un tout autre style, les textes d'Evguéni Zamiatine, ceux surtout traduits par André Markowicz et publiés sous le titre La caverne à ses propres éditions, Mesures.

J'ai salué ici-même plusieurs fois Zamiatine (1884-1937), l'un des grands auteurs du jeune vingtième siècle russe, opposant au tsar, puis aux bolcheviks, bref, quelqu'un de bien. J'ai déjà recensé, en novembre 2013, sa nouvelle «La caverne», dans une traduction de Markowicz qu'il a revue depuis et qu'il publie à ses propres éditions, Mesures. Cette fois le choix des textes qui entourent cette caverne (trois nouvelles, des souvenirs sur le poète Blok, une pièce de théâtre) est différent : ce qui les rapproche, c'est la date d'écriture : 1918-1921, autrement dit la guerre civile.

L'auteur n'y attaque pas frontalement les nouveaux dictateurs, c'eût été trop dangereux : la pièce fustige les horreurs de l'Inquisition. Quant aux nouvelles, elles sont issues des malheurs de l'écrivain : «Nord» décrit le trou perdu où il fut déporté et «La caverne» montre Saint-Pétersbourg plongée dans un hiver glacial à la fois réel et métaphorique. Cette époque féroce, hallucinante, trouve en Zamiatine un peintre à sa hauteur, et le texte russe a ici un traducteur à sa mesure. Le vent souffle en bourrasque sur ces pages fulgurantes, pleines d'images renversantes, où par moments les mots s'égarent, s'éparpillent, et l'on entend puissamment, à travers les mots français, la langue russe, cette bête hirsute, secouante, violemment vivante, écorchant nos sages oreilles occidentales, obscure parfois, mais cela est bon : il y a toujours un peu d'obscur dans la poésie, et dans la langue russe la poésie déborde.


Et puis, au centre de cet univers : un dieu, d'un roux de rouille, trapu et court sur pattes, le dieu vorace de la caverne : le poêle en fonte.

Une heure durant, le printemps régnait dans la caverne : une heure durant — on pouvait rejeter les peaux de bêtes, les griffes, les crocs, et l'écorce glacée du cerveau laissait passer de frêles pousses vertes — quelques pensées.


Sur la table du bureau, un samovar ; trapu, les mains sur les côtés ; il luit, briqué à neuf. Le ventre étincelant du samovar offre un reflet du monde, à sa façon de samovar, trapu et retourné. Il réfléchit, le samovar, il doit se dire, en langue de samovar :

«Le monde est à moi. Le monde est en moi. Sans moi que pourrait faire le monde ?»

Le samovar envoie au monde un sourire charitable.

En face du samovar se tient le maître, Kortoma. Kortoma se voit sur le samovar comme dans une glace, tassé, la bouille large, un brave homme cuivré. Le samovar se voit sur Kortoma comme une glace : une bonne bouille, paillarde, jaillissant jour et nuit d'une bonne source blanche, soufflotant ses bouffées de vapeur.


Prodigieux, non ?


xxx
Zamiatine

*


Également prodigieux, dans un tout autre genre là encore, le roman graphique récemment paru chez Dupuis, Soli Deo Gloria. Jean-Christophe Deveney au scénario et Édouard Cour au dessin ont inventé une histoire tourbillonnante, où un frère et une sœur, au XVIIIe siècle, nés pauvres dans une campagne germanique perdue, sont tirés du bourbier par leur amour de la musique et deviennent des musiciens célèbres, elle cantatrice, lui compositeur, dans les cours italiennes de l'époque. Les premières pages sont d'une sauvagerie extraordinaire, mais la suite, elle aussi, se maintient dans la splendeur, avec son noir-et-blanc somptueux rappelant les gravures du temps, des cadrages impressionnants (verticales vertigineuses), et pour nous faire voir l'héroïne du livre, à savoir la musique, une idée géniale : de longues lignes qui fusent en arabesques, où s'invite la couleur.

Un feu d'artifice d'éloges a salué Soli Deo Gloria, où la musique et le dessin volent la gloire à Dieu.


Musique et couleur apparaissent en même temps.
Hans et Helma, faux jumeaux

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Au cinéma, pas de révélations bouleversantes ce mois-ci.

Wives, film norvégien d'Anja Breien, met en scène trois copines à trois âges de leur vie, en trois films tournés de dix en dix ans. Dans le premier épisode, en 1975, elles ont trente ans ; déjà casées, parfois chargées d'enfants, elles s'offrent une petite escapade avant de reprendre le collier. C'est bien vu, elles sont fort sympathiques et le film aussi. On les reverrait volontiers à quarante, puis cinquante ans, mais Wives 2 et Wives 3 ont déjà pratiquement disparu des salles, comme tant de bons films...

Le documentaire 2+2=5, de Raoul Peck, nous fait revivre les derniers mois de la vie de George Orwell, tandis qu'il termine son grand roman prophétique, 1984, et nous montre en parallèle, à coups de documents d'archives, sa prophétie lugubrement réalisée aux quatre coins de notre monde actuel. Ceux qui ont lu Orwell et la presse récente n'apprendront pas grand-chose, les documents choisis montrent l'horreur sans subtilité excessive et les deux parties du film ont du mal à s'emboîter. Une soirée fichue.

La femme de, de David Roux nous emmène en visite chez les grands-bourgeois de province, sans les caricaturer outre mesure, ils s'en chargent eux-mêmes. Mélanie Thierry est crédible dans son rôle de femme étouffée par son milieu, il y a de très bonnes scènes, on passe un moment agréable, sans surprises excessives, mais le lendemain matin, qu'en reste-t-il ?


Excellente, dans un rôle un peu passif...
Mélanie Thierry

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À la rubrique cinéma, un livre : l'autobiographie du cinéaste anglais Michael Powell : Une vie dans le cinéma, traduite par Jean-Pierre Coursodon (Institut Lumière / Actes Sud). Powell (1905-1990) mériterait d'être davantage connu : c'est un grand cinéaste. Le Narcisse noir, Les chaussons rouges, Les contes d'Hoffmann, Le voyeur et quelques autres sont d'admirables moments de cinéma.

Dans son grand âge, retiré des plateaux, Powell entreprend de se raconter. Il le fait en long et en large, de façon un peu prolixe sans doute, mais on ne s'en plaint pas : il raconte bien, il a une sacrée plume. On regrette même qu'en s'arrêtant après 750 pages, il n'en soit qu'au milieu de sa carrière. Ses portraits sont finement croqués, même si rarement cruels : il a la dent douce et cultive l'amitié.

Il raconte généreusement sa vie et ses amours («toutes les femmes, dit-il, ont quelque chose de remarquable»), mais sa grande passion, c'est le cinéma, «ma vie, mon art, ma maîtresse, ma religion».

L'histoire du cinéma défile, du moins son enfance : Powell a débuté au temps du muet et fait partie des pionniers de la couleur. Il a connu pas mal de coups durs dans sa carrière, mais on retient surtout son côté joyeux et chaleureux :


J'ai l'habitude de m'entourer de gens que j'aime bien et que j'admire, et de les entraîner avec moi dans mes aventures. Je considère mes projets de film comme un explorateur étudie une section vide de la carte et jure de la remplir.

(...)

La meilleure méthode pour créer une œuvre d'art est de s'entourer d'une équipe fraternelle de maîtres artisans prêts à vous donner le meilleur d'eux-mêmes.


Son imperturbable humour, so British, ajoute encore à notre plaisir.


On le devine malicieux.
Michael Powell à l'âge de l'écriture.

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Un peu de physiognomonie pour finir.

Physiognomonie ? L'art de déduire le caractère d'une personne à partir de ses traits.

On est très loin d'une science exacte.

Regardons des photos d'hommes politiques et tentons de deviner la coloration politique de chacun à partir de sa bouille. Quelques trognes d'abrutis mises à part, bien à droite, il y a de quoi se tromper. Souvent, il est vrai, une bonté d'âme intérieure fait rayonner un visage ; une méchanceté apparente qui cache un cœur d'or, c'est miraculeux, réconfortant ; une canaille dissimulée derrière un masque d'ange, c'est troublant, mystérieux, romanesque ; mais un salaud doté d'une sale gueule, ça vous a un côté redondant, tristement banal.

Wauquiez, personnage détestable, pourrait presque sembler sympathique, et Estrosi, autre crapule, de même. Mais Zemmour me rappelle le Nosferatu de Murnau (feu mon prof de philo, René Schérer aussi, alors que c'était quelqu'un de bien), et la binette de Retailleau, caricature de vieux prof pète-sec à l'ancienne, m'inspire une aversion violente ; mais le pire, c'est ce freluquet ciottiste qui a monopolisé les écrans ces derniers jours : Charles Alloncle. Sa tronche à lui, c'est une eau-forte, un Daumier, un Goya, elle sue la malfaisance et le mensonge.

Pourquoi s'acharner sur la droite extrême ? Pourquoi rien sur Mélenchon, par exemple ?

Ah, Mélenchon. L'arrogance et la brutalité incarnées. J'ai déjà tapé dessus, j'y reviendrai. En a-t-on jamais fini avec lui ?


...effrayant malgré tout.
Pantin dérisoire......

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En juin ? Queneau encore, Koenig, Semadini, Vallès, Tey, et... oui, la Bible !



Avec le bonjour de Fred.
Philémon et son âne








SITATIONS

Savez-vous de qui sont ces phrases ?

(réponse sur le numéro de la citation...)


1


Après quelques tours du monde, seule la banalité m'intéresse encore.



2


Le monde est très sérieux, l'art est le remède à cela et doit être pris très légèrement ; mais pour prendre l'art légèrement, il faut d'abord être d'un sérieux stupide et solennel à son sujet...








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